Le blog des dirigeants Heureux et des entreprises gagnantes

C’est quoi entreprendre… un état d’esprit ou un métier ?

Il vous est peut-être arrivé de penser à entreprendre. Peut-être avez-vous même concrétisé cette envie et êtes-vous aujourd’hui un entrepreneur heureux !

Pourquoi et comment êtes-vous passé de l’idée à l’acte ?

… A chaque rencontre avec un créateur d’entreprise ou un dirigeant confirmé, je me demande pourquoi il a choisi cette voie qui n’est clairement pas un « long fleuve tranquille ». Et je me demande aussi ce qui se cache vraiment derrière les mots : « entrepreneur », « chef d’entreprise », « dirigeant »… ?

Le terme « entrepreneur »  est fréquemment utilisé depuis quelques années, et contribue à une meilleure reconnaissance de l’entreprise et de ses dirigeants : être entrepreneur est aujourd’hui valorisé, dans les médias, dans les écoles… dans notre société !

Plus encore l’entrepreneuriat est de plus en plus présenté comme « le » remède aux maux du 21e siècle : chômage, recherche de liberté et de sens, solution au mal-être dans l’entreprise, reclassement des seniors, développement économique des quartiers, plus récemment solution pour les migrants… Poussons à l’entrepreneuriat, et tout ira bien !

Mais qu’est-ce qu’un entrepreneur ? Est-ce un métier ? un statut ? une passion ? un état d’esprit ?

J’ai enquêté auprès d’une cinquantaine d’entrepreneurs de toutes les générations, des plus jeunes aux plus confirmés, pour comprendre ce qui se cachait derrière ce mot… très à la mode…

Et ainsi appréhender non seulement l’essence de l’entrepreneuriat, mais également tout ce qui constitue l’esprit d’entreprendre… entreprendre son entreprise et aussi entreprendre sa vie !

J’ai plaisir à partager avec vous les convictions de ces entrepreneurs passionnés…

Entrepreneur ou chef d’entreprise… Métier ou état d’esprit ? 

Qu’est-ce qu’être entrepreneur ? Un métier, nécessitant des compétences et expertises techniques spécifiques ? Un état d’esprit, une attitude face à la vie professionnelle et à la vie tout court ?

Même si la croissance et la structuration de son entreprise contraignent le dirigeant à se focaliser sur une approche métier et sur la maîtrise technique d’un nombre important de sujets, consensus est vite trouvé dans l’affirmation de l’équation :

« être entrepreneur, c’est avoir un état d’esprit spécifique » avant tout.

Et plus l’entrepreneur est jeune, plus il est convaincu que cet état d’esprit fait la différence et permet de concrétiser son rêve entrepreneurial.

Mais, me direz-vous, qu’est-ce qu’un état d’esprit entrepreneurial ? Pourquoi serait-il par ailleurs particulièrement compatible avec les rêves et attentes des jeunes générations ?

Ecoutons les propos des entrepreneurs que j’ai rencontrés :

Etre entrepreneur est plus encore qu’une posture, c’est un véritable postulat, qui fait sens : l’entrepreneur est quelqu’un qui aime et veut construire, agir, développer.

Être entrepreneur est un état d’esprit, une attitude, une conviction, présente dès le démarrage du projet : un « truc qui nous habite et nous emmène de l’intérieur », motive et est une véritable vocation.

C’est « la petite graine en nous », la posture qui permet au démarrage de se mettre dans l’état d’esprit de confiance et d’action.

Au-delà du métier, cet état d’esprit permet de sortir de sa zone de confort et de rester ouvert pour accueillir les bonnes personnes (savoir s’entourer étant essentiel) et conserver une motivation, une implication et une passion à toutes épreuves.

Comment définir l’état d’esprit entrepreneurial ? Quand et comment devient-il métier ?

Il n’est pas simple de définir précisément cet état d’esprit entrepreneurial, si on se réfère aux ressentis de nos entrepreneurs : il mixe nombre d’aspirations, de croyances et de valeurs.

Sont évoqués par exemple : l’ouverture aux autres, la volonté d’agir et de construire, la recherche de sens, le souhait de rester libre, l’envie de se dépasser, la quête du plaisir voire du bonheur, la passion avant tout…

Les plus jeunes entrepreneurs interrogés privilégient clairement cet état d’esprit au métier.

Mais être entrepreneur est aussi une démarche évolutive, et, un jour, cela devient un métier : l’entrepreneur se transforme peu à peu en dirigeant d’entreprise, en chef d’entreprise, porteur de responsabilité à l’égard de son entreprise, de ses salariés, de ses clients, de son produit à vendre, et il devient conscient de ses responsabilités et des comptes à rendre.

« Je pensais que c’était seulement un état d’esprit, mais après 4 ans je me suis rendu compte que mon métier n’était plus d’être entrepreneur mais chef d’entreprise. Le chef d’entreprise a des salariés, des clients, un marché… »

Il faut savoir alors monter en compétences et apprendre : gestion, vente, management…

L’attitude permet aussi d’acquérir le savoir-faire et il faut développer une « force morale pour devenir entrepreneur. Un moteur, de l’énergie, de la puissance ».

Les expertises et compétences nécessaires ne sont pas innées et il faudra que l’entrepreneur prenne le temps de se former, de prendre la hauteur nécessaire à la vision, la stratégie de l’entreprise.

Sans compter que « le métier s’apprend et se désapprend en permanence », l’entrepreneur « change de métier chaque année de vie de son entreprise » et il est impératif de savoir se remettre en cause continuellement !

Bref, autant il semble possible de maintenir un « esprit entrepreneurial », autant rester « seulement entrepreneur » semble difficile lorsque l’entreprise grandit et se structure… Se former est une clé de la réussite…

 Pour en faire un métier, priorité à la montée en compétences !

Chez les plus jeunes, la montée en compétences n’est pas un enjeu, mais une simple formalité :

Pour eux, Il est aujourd’hui « tellement simple » de se former avec internet et de devenir expert, que la priorité est donnée à l’esprit ! Ils affirment tous avoir démarré leur projet entrepreneurial sans compétences spécifiques, avec énormément de naïveté et autant de motivation.

C’est l’état d’esprit qui permet d’accepter que l’aventure sera difficile mais formatrice. Il est nécessaire au démarrage de supprimer les barrières liées au manque de connaissances et tout s’apprend au fur et à mesure, nous disent-ils !

Sans compter que tout se désapprend aussi au fur et à mesure, tant le métier de chef d’entreprise peut être varié et changer au fil des évolutions de l’entreprise. L’essentiel est ainsi de ne pas avoir peur de se remettre en cause et d’apprendre en permanence.

Et les jeunes diplômés, qu’ils soient issus de l’université ou des grandes écoles de commerce ou d’ingénieurs, insistent sur le fait que la seule chose vraiment utile et précieuse qu’ils aient appris pendant leurs études supérieures, c’est  « la capacité d’apprendre par eux-mêmes ».

Et cette capacité est particulièrement utile :

Apprendre sur le tas, en faisant ses propres erreurs, est clairement privilégié par rapport aux formations proposées aujourd’hui par les cursus spécialisés en entrepreneuriat, qui fleurissent dans les grandes Ecoles.

L’entrepreneur ne supporte pas la solitude

Au même titre que la formation, l’importance de ne pas être seul pour réussir son projet entrepreneurial fait également consensus…

L’aventure entrepreneuriale n’est pas et ne peut pas être une aventure solitaire. Pour passer de l’idée à l’action, pour concrétiser un projet entrepreneurial, il est prioritaire de développer sa confiance en soi… et pour cela chacun s’accorde à mettre l’accent sur la confiance des autres, moteur puissant de l’entrepreneuriat.

63% des entrepreneurs de moins de 30 ans soulignent d’ailleurs l’importance des appuis dont ils ont bénéficié, à la fois dans les réseaux de soutien à la création d’entreprise (30%), et surtout auprès de leur entourage familial (43%).

Les réseaux d’entrepreneurs pour devenir chef d’entreprise…

Ces jeunes entrepreneurs témoignent fortement de l’importance à côtoyer des réseaux d’entrepreneurs confirmés qui les soutiennent, les accompagnent, les font grandir.

S’entourer de meilleurs que soi, ne pas rester seul, faire partie d’une communauté, profiter de l’énergie du collectif, grandir des rencontres et de l’expérience des autres… Tout cela permet de sauter le pas et de développer son aventure entrepreneuriale dans les meilleures conditions.

L’appartenance à une communauté entrepreneuriale, à un véritable écosystème, est clé pour dépasser les difficultés inhérentes à toute démarche entrepreneuriale et pour durer. Non seulement c’est nécessaire lors de la création de son entreprise, pour être accompagné, soutenu et conseiller, mais c’est également fondamental pour grandir et stimuler l’ambition.

La diversité entrepreneuriale démultiplie les compétences de chacun et l’énergie collective. Comme des éponges, ou des enfants, les entrepreneurs sont en apprentissage permanent et se nourrissent des échanges avec leur environnement.

Chez les plus jeunes, le « vivre en réseau » est considéré encore davantage comme une clé majeure de réussite (cf. étude BNP Paribas-The Boson Project/ La grand InvaZion) : 40% des 3200 jeunes de 15-20 ans interrogés citent le « bon réseau » comme la clé de la réussite. Ils sont nés avec et ne se voient pas réussir sans.

Quand on parle de réseau, on parle aujourd’hui aussi des outils numériques et des réseaux sociaux, considérés par les jeunes entrepreneurs comme des atouts majeurs :

« Entreprendre est plus simple grâce au web qui fait disparaître les barrières : non seulement on peut entrer en contact facilement avec les experts, mais nous avons accès à la connaissance et à l’excellence pour nous former ».

 

Ces jeunes et moins jeunes dirigeants m’ont convaincue que l’entrepreneuriat nécessitait impérativement de mixer état d’esprit spécifique et compétences métier.
Etre entrepreneur est bien une posture, un postulat qui répond à des convictions personnelles fortes et donne sens à l’action.

Et lorsque je demande à ces dirigeants leur définition de l’entrepreneur, les réponses sont diverses, mais toujours enthousiasmantes :

C’est par exemple « quelqu’un qui est capable d’apprendre seul et avec les autres »,

C’est un « animal social »

C’est « quelqu’un qui croit en quelque chose et veut le mener à bien »…

Et leurs moteurs sont riches et variés :

https://www.ambitieusepourlentreprise.com/entrepreneuriat/pourquoi-prendre-le-risque-de-lentrepreneuriat-moteurs-de-lesprit-dentreprendre/

 

Et vous, quelle est votre définition de l’entrepreneur du 21e siècle ?

 

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