Le blog des dirigeants Heureux et des entreprises gagnantes

Leviers de croissance d’une organisation… rationnels et émotionnels, toujours liés aux dirigeants

Pourquoi se développer ? Quel est le premier levier de croissance ?

Une organisation qui ne grandit pas est vouée à stagner, péricliter, voire même à disparaître…

La croissance durable devient une nécessité sur des marchés de plus en plus concurrentiels, dans un environnement de plus en plus incertain et complexe.

Et, à mon sens, la croissance de l’entreprise dépend prioritairement de l’esprit de croissance de son dirigeant.

Il faut savoir que chacun d’entre nous a un rapport différent à la croissance et que ces représentations intimes, personnelles, impactent profondément notre posture de dirigeant. C’est pour cela que nous considérons que le principal levier ET le principal frein à la croissance d’une entreprise, c’est son dirigeant !

Il y a sans nul doute lien direct entre l’état d’esprit du dirigeant, et la manière dont l’entreprise va se développer.

Je pense d’ailleurs qu’il faut impérativement réhabiliter la notion d’ambition : c’est positif l’ambition ! ça veut dire avoir confiance en soi, croire en ses rêves, oser, et faire grandir son entreprise et ses collaborateurs, sans s’arrêter à la pression de la concurrence ou aux limites de son modèle économique !

Comment nourrir la croissance attitude ?

La croissance attitude, l’ambition, ça se nourrit, ça se construit… et ça passe par ce que j’appelle l’écologie personnelle du dirigeant.

Il s’agit de prendre soin de soi, de maintenir un équilibre personnel qui va permettre d’incarner la vision ambitieuse nécessaire à la croissance durable de son entreprise.

Pour cela, bien se connaître est un préalable nécessaire : savoir exprimer clairement ce qui m’anime, quel est mon ancrage, ce qui me permet d’avancer…

Face à toutes les incertitudes qui vont de pair avec les projets de croissance, le dirigeant doit être aligné avec ses valeurs personnelles, pour inscrire lucidité et performance dans la durée.

Ça permet aussi de donner du sens aux actions, et de renforcer la confiance pour soi et pour toutes les parties prenantes … N’oublions pas que sans confiance, il n’y a pas de croissance possible !

Enfin, développer l’esprit de croissance nécessite aussi de rompre l’isolement du dirigeant et de savoir s’entourer.

Même si le sujet est encore bien souvent un tabou, il est certain que les dirigeants souffrent souvent d’un sentiment d’isolement, voire de solitude.

Toutes les enquêtes confirment son existence, comme par exemple l ’étude réalisée par Bpifrance sur le sujet, qui a démontré que 75 % des dirigeants de PME et ETI interrogés aspiraient à être mieux entourés et que 48 % d’entre eux déclaraient se sentir isolés.

Les facteurs d’isolement sont d’ailleurs nombreux : Image et volonté d’exemplarité du dirigeant, pression induite par l’activité économique, poids des responsabilités, solitude de la prise de décision, problèmes de recrutement, de trésorerie, manque de reconnaissance sociale, charge mentale et émotionnelle… Face à tous ces sujets, un sentiment de découragement peut naître et entraîner une perte d’estime de soi et la spirale de l’échec se met alors en marche, ce qui évidemment fermera la porte de la croissance !

Rompre la solitude et savoir s’entourer !

Rompre la solitude est une question de volonté et de capacité à lâcher-prise, pour « prendre le temps » de s’ouvrir à son environnement. C’est en cela que savoir s’entourer est fondamental, et que c’est aussi un levier majeur de croissance pour l’entreprise.

Ça passe par plusieurs canaux :

Construire et faire vivre son premier cercle : Selon l’étude de Bpifrance, 48 % des dirigeants se disent isolés, mais la proportion passe à 42 % pour ceux qui ont mis en place un comité de direction et à 31 % si ce codir fonctionne bien.

Cultiver le lien social est aussi primordial : sortir de son entreprise, aller à la rencontre de ses pairs, profiter des 10 000 réseaux et clubs de dirigeants qui existent en France… pour échanger sur du vécu partagé !

Il faut aussi savoir se faire accompagner, en faisant appel à des experts, des conseils, voire à un coach de dirigeant, qui va permettre de prendre le recul nécessaire, dans un cadre protégé et libre.

Enfin, un levier majeur est celui de la gouvernance de l’organisation.

La part des dirigeants qui se disent isolés passent de 48 % à 27 % lorsqu’un conseil d’administration, un conseil de surveillance ou un comité stratégique est créé.

Alors bien sûr, il n’y a pas une recette infaillible et universelle de gouvernance, mais des principes inspirants, qui permettent à chacun de choisir sa route.

Le premier passe par l’engagement du dirigeant dans une véritable dynamique de gouvernance :

La « gouvernance attitude », elle consiste à accepter les idées que nous avons évoqué précédemment, à savoir :  que son pire ennemi est bien la solitude dans la prise de décision, et que les freins de la croissance de son entreprise sont d’abord liés à ses propres limites !

Il s’agit bien ici d’accepter de ne plus être le seul maître à bord, et de se libérer progressivement de son rôle d’homme ou femme orchestre, pour devenir chef d’orchestre. C’est ça, un dirigeant de croissance.

Il est essentiel de mettre en place un « vis-à-vis » dans l’entreprise, , au service de l’intérêt de l’entreprise, capable de challenger le dirigeant avec bienveillance, et sans complaisance.

Leviers de croissance rationnels… et émotionnels !

Il existe bien entendu de nombreux moteurs de croissance. Je trouve intéressant de distinguer les leviers dits rationnels, de ce que j’appelle les leviers émotionnels de la croissance.

Les leviers rationnels, ça va être par exemple :  s’ouvrir à l’international, innover…

et les leviers émotionnels, au premier rang desquels on trouve bien entendu les sujets que nous avons évoqués aujourd’hui : le développement personnel du dirigeant ; sa capacité à sortir de son isolement et à accepter d’être challengé ; sa capacité aussi à incarner cet esprit de croissance qui engagera l’équipe et toutes les parties prenantes dans une vision et un sens partagés.

Et vous, en tant que dirigeant/e, activez-vous tous les leviers de croissance qui dépendent de vous ?

 

Laisser un commentaire

mattis ut sem, suscipit libero efficitur. nec libero. pulvinar